CHAMESOL
Les Champs du Soleil

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Le mercredi 24 mars 2010

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CULTURE - FAITS HISTORIQUES

6. LA DOUANE DE CHAMESOL

Les douanes ont été créées après la Révolution. A Chamesol, elle s’est installée entre 1800 et 1850.
On trouve trace d’une remise de décoration à Monsieur Grangier Claude-François en 1871. La capitainerie était à Blamont, mais dépendait de Saint Hippolyte. Le poste du village ferma en 1957 et fût installé dans le village voisin de Villars-les-Blamont.

L’effectif complet de la douane a compté jusqu’à 120 douaniers et 1 lieutenant. Dans les dernières années il se réduisait à 6 agents.

L’importance de la douane de Chamesol se caractérise d’abord par un quartier : La Caserne.
En effet, c’est dans cette partie du village qu’était installée une caserne qui abritait jusqu’à 4 familles de douaniers.

Les douaniers partageaient leur temps entre leur travail et souvent, pour les pères de famille nombreuses, un second emploi d’agriculteur.
L’administration tolérait à ces pères de famille, de garder une ou plusieurs vaches pour leur consommation personnelle.
Certains autres fonctionnaires, entre deux services, aidaient les cultivateurs, principalement en été, au moment des foins.
Les familles vivaient dans la discrétion dictée par l’administration.
Des femmes de douaniers, seule l’épouse du chef de poste se distinguait.
Elle était la seule habilité à effectuer des fouilles « à corps » sur des femmes suspectées de quelques trafics ou méfaits par les douaniers. C’était « 
la femme visiteuse ».

La présence d’une brigade au village sécurisait la population, tout spécialement la nuit.
Les douaniers arpentaient les limites de la frontière appelées « 
La Penthière » où des passages de contrebande pouvaient avoir lieu.
Les contrebandiers rapportaient du tabac, du café, de l’alcool et encore bien d’autres marchandises de faibles importances (appelées « 
bricottes »), achetées dans les boutiques installées du côté Suisse de la frontière.

Les compétences des douaniers étaient multiples.
En plus de surveiller les trafiquants, ils étaient chargés de surveiller le passage du bétail qui pâturait sur un terrain « étranger ». Les douaniers accordaient alors des laisser-passer appelés « 
Passavent ».
Lors de services de longue durée, jusqu’à 120 heures d’affilées, les douaniers se postaient en « 
Embuscade ». Cela consistait à rester immobile, soit assis, soit allongé dans un lit, appelé « la Bagnole » enroulé dans une peau de mouton pour « être au chaud ».
Les « 
Cabane» construites par les douaniers, permettaient de les abriter par mauvais temps ou lors de services de nuit. On peut en voir une, maintenue en l’état, sur la route de Villars-les-Blamont.
Les horaires pour un prochain service n’étaient connus que quelques heures avant, ceci afin de garder un certain secret. Ces horaires étaient écrits sur un papier, dissimulé dans un coffre fermé par un cadenas à 4 lettres. Ce coffre portait le nom de « 
Marmotte ».
Les « affaires importantes » traitées par les douaniers étaient consignées sur le « 
Registre des Evènements ».